Archives par mot-clé : chansons

bourrin flirt avec toi

c’est fantastique, la vie
il y a toujours quelque chose à rendre conte,
comme notre rencontre,

arbres et banc
la rencontre de deux arbres

alors que nous étions déjà si proches l’un de l’autre,
si prés mais pas prêts
et puis, il a suffi d’un souffle pour que nos branches se touchent et que l’on commence à s’effeuiller doucement

 

 

je t’aime tant que
je te vois en toute choseRER, Nation
surtout quand elle est rose
cela est fantasque
mais c’est l’ordre du monde
que de te vouloir ronde

Nation, quai du RER A,
partons aux Champs

fanatique de toi

 

 

abeille amour éperdu
te butiner à en perdre le temps

indifférent à la différence
de l’argent et des gens
l’écho de mon égo
dans le vide de la ville
questionne aphone
l’innommable nomade
qui roule trouble
sans essieu dans les cieux

slam-vie

 

 

proie niche seins
yeux perçants front fuyant mais bec puissant,

tu aimais regarder la Vie des Animaux de Frédéric Rossif
voir les bêtes naître, chasser, faire l’amour
mais qui aurait pu croire que tu sois zoophile ?

 

princesse de sexe et d’âme

 

 

génie bastille amour chaîne vole
les ailes de l’amour de ta aine brisant les chaînes de ta haine de la mort

quand ma peau touche ta peau
il y a de l’électricité dans l’aine
et quand une aine devient amour
c’est le plus beau des poèmes

La Peau Aime

chansons du cheval qui murmurait à l’oreille des humains

profil-b-posteriseOn est tous uniques

Mon profil me fait face,
lequel me rend grâce ?
celui qui grimace
ou celui plus pugnace
qui s’agace
et se croit sagace !
Qu’importe,  je suis unique
unique au monde
comme tout le monde

pour la peine, voilà deux versions, une fastueuse

et une calmante religieuse

J’ me crois l’meilleur suprabeau               le p’tit gars génial
Intelligent et gentil                                           Oui : comm’ tout l’monde (x3)
Mes rêv’s, mes dout’s, mes folies             Y a qu’moi qui aie ça
C’est pas facile d’être unique                     Oui : comm’ tout’ l’monde (x3)

Unique Unique ! Je suis unique !
Unique Unique ! Unique au monde !
Unique Unique    Oui comme tout l’monde
Uniques Uniques ! On est tous uniques !

File de gauche et file de droite                  Plus celle du milieu
J’suis pas seul sur la grand’route             la foule coule à flot (x3)
Filles à bouche et fils à barbe                     Plus ceux au milieu
Qu’importe ! on va dans l’même sens   Oui : un sens unique (x3).

Unique Unique ! Je suis unique !
Unique Unique ! Unique au monde !
Unique Unique    Oui comme tout l’monde
Uniques Uniques ! On est tous uniques !

Et c’est ça qui est fun                                    c’est ça qui est grave
On est tous convaincus                               d’être seul sur Terre (x3)
Et c’est ça qui est fou                                    c’est ça qui est dangereux
Penser que pour être heureux               il faut qu’on se nique ! (x3).

Unique Unique ! Je suis unique !
Unique Unique ! Unique au monde !
Unique Unique    Oui comme tout l’monde
Uniques Uniques ! On est tous uniques !

 

 

 

 

Parler parler parler…

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quand je me suis dit que je voulais faire une chanson sur le fait de parler, j’ai cru à une blague de ma part et puis je me suis dis toujours à voix haute dans mon chez moi en solitaire que quand les robots nous auront pris tous nos boulots, il nous restera cette fameuse parole, ce blabla incessant entre  humains et qui est si mystérieux quand il se fait dans une langue inconnue mais qui au final doit être fait des mêmes banalités que celles que j’entends tous les jours dans le bus, dans le métro, dans la rue ou avec ce fichu téléphone qui me fait dire à moi-même que ce n’est plus le silence qui est d’or  mais bien la parole pour tous les opérateurs téléphoniques le truc c’est de savoir s’arrêter c’est comme quand je suis à vélo, c’est pourtant facile et bien tu ne vas pas me croire mais j’ai du mal à m’arrêter pour me mettre des gants ou des lunettes non je me dis que je le ferai quand il y aura un feu mais le probléme tu comprends c’est que quand il y a un feu, et bien, même s’il est rouge, je passe quand même en plus j’ai droit deux fois sur trois avec la nouvelle signalisation qu’ils ont eh tu m’écoutes ?

Parler  Parler Parler         Parler pour ne rien dire
des mots usés                      osés dans le passé
tout rouillés abîmés         par la bave et le souffle
Parler d’ailleurs, parler  d’hier  et de là-bas                                                      d’autres mondes                si seulement on
et de l’autre côté  que personne ne m’a jamais dit   en revenir

Mais cela n’est pas si grave,    tout est préférable au silence,                  parler est notre essence          Jamais se taire sur Terre

Parler Parler Parler                  Parler  à n’importe qui
de n’importe quoi                       aimer dire et médire                                     juste à son téléphone              à son chien à sa laisse
se laisser porter                          par le flot des paroles                                  rôles qu’on se donne et on    pardonne  au ciel aux hommes
on pardonne comme si   comme si   on en avait  le droit

Mais cela n’est pas si grave,    tout est préférable au silence,                  parler est notre essence          Jamais se taire sur Terre

Parler  Parler Parler                        Parler pour dire les mots
l’émotion où tout                               semble important                                          pourtant plus rien ne semble      vouloir se retenir
au mur du silence                               où viennent se briser                                    nos paroles de verre  transparentes parentes de l’air où l’on boit           la soupe de l’esprit    morceaux d’idées broyées    tout fin coupées

Mais cela n’est pas si grave,    tout est préférable au silence,                  parler est notre essence          Jamais se taire sur Terre

Parler  Parler Parler                         Par les temps qui courent                           à notre perte                                        parler au nom des morts                             les miens, les tiens                            qui parlera le plus fort ?                               qui dira les secrets  qui se créent par l’absence  la méfiance                      parler pour éviter de se tuer,       tu es si belle quand tu
parler, c’est faire   l’amour avec le vent
parler, c’est faire des bulles        qui pètent au nez des gens

Mais cela n’est pas si grave,    tout est préférable au silence,                  parler est notre essence          Jamais se taire sur Terre

Parler  Parler Parler                  Par les moustaches de mon grand-père
par les couilles                               de ma grand-mère                                         parler sans écouter                     parler pour rien entendre
parler à perdre haleine,             la haine devant l’amour                                  parler ne plus penser,                 parler pour s’étourdir
parler c’est faire caca                 avec la bouche
si on parle trop,                             la Terre va s’mettr’à puer

Mais cela n’est pas si grave,    tout est préférable au silence,                  parler est notre essence          Jamais se taire sur Terre

 

 

 

 

 Habiter son corps

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habiter son corps sans avoir besoin de décor

nous ne sommes pas seuls, notre corps est un immense univers rempli de vers, d’acariens acariâtres, de bactéries de toute catégorie sans compter nos organes qu’on connait si mal. Qui a vu son cul n’en est pas revenu ! On se comporte avec notre corps comme un patron d’usine qui n’irait jamais voir comment travaillent les ouvriers et les ouvrières. Rajoute à ça que quand tu nais, tu es assis sur un sacré trésor de temps, des milliards de secondes que tu dilapides sans faire gaffe comme le merdeux d’héritier que tu es

habiter son corps sans avoir besoin de décor
habiter son temps sans avoir besoin d’argent
tous ses crimes que l’on fait pour un peu de métal
alors qu’avec un bon mental il te suffit de rimes
pour jouir du moment que tu le dis
du moment que l’on t’entend le dire

se blottir dans chaque minute qui passe
se frotter à chaque seconde
sucer chaque instant comme on suce un glaçon citron
se vautrer dans les heures
se cacher dans les moindres replis du temps

savoir occuper son temps sans le tuer
se cacher dans ses moindres replis
et pouvoir dire enfin
moi, j’occupe mon temps, tout mon temps disponible
aucun temps mort qui pourrit ta vie et te met une odeur de vomi
dans tout ce que tu fais

habiter son corps sans avoir besoin de décor
habiter son temps sans avoir besoin d’argent
tous ses crimes que l’on fait pour un peu de métal
alors qu’avec un bon mental il te suffit de rimes
pour jouir du moment que tu le dis
du moment que l’on t’entend le dire

le temps c’est de la pluie, ça tombe
mais si tu ne le récupère pas, c’est d’autres qui en profitent
alors prends le temps, oui, prends tout ton temps
et garde le bien, fais en un bon usage
et surtout ne le disperse pas aux quatre temps
aux quatre temps
aux quatre temps
aux quatre temps

 

 

 

 

les heureux de la terre

bienvenue à qui vient
bienvenue à qui vient nu

avant, on croyait que le Paradis était à l’autre bout de la Terre
et puis des explorateurs en ont fait le tour, on s’est mis à survoler la boule couleur orange bleue donc on a bien vu que le Paradis n’était pas là et on s’est mis à chercher soit au-dessus, juste pile poil en haut, très haut, très très haut, soit au-dessous, mais pas trop parce qu’on risque d’arriver en Nouvelle-Zélande ou même dans la mer. Les benêts ! En fait, le Paradis est dans la tête, le sourire, le cœur sur la main de simples êtres humains, des êtres humains si simples qu’ils deviennent comme des remèdes car si être simple, c’est ne pas être compliqué, c’est quand même compliqué d’être simple

dans la ville magique d’un métro des heures creuses
tu te nourris de regards têtes si laides ou tellement belles
tu aimes les gens qui portent leur lumière sur le front
avec une insolente indolence
qui ont assez de croyance en eux-mêmes
pour ne pas haïr leur voisin

les heureux de la terre les heureux de la terre
ceux qui croient en un rien souverain et serein

dans la ville magique des fréquences marginales
tu te nourris de ces voix dévoilant d’autres voies
tu aimes les gens qui cherchent la lumière dans la nuit
qui te parlent de ces paralysés aveugles
qui n’ont pas peur de courir dans le noir
nous montrant le chemin qu’il faut prendre

les heureux de la terre les heureux de la terre
ceux qui croient en un rien souverain et serein

ah la la ah  la la
ah la la ah  la la
tu aimes les gens
tu aimes les gens
tu aimes les gens

les heureux de la terre les heureux de la terre
ceux qui croient en un rien souverain et serein

 

 

 

 

insouciance

la liberté fragile et magique
la liberté fragile et magique d’un ballon jaune dans un ciel bleu malgré quelques petits nuages

tu trouves pas que je suis plus détendu depuis mon accident cardiaque ? C’est comme si le pire était derrière moi…. et puis je me suis vu mourir dans l’ambulance, tu sais, les NDE. Oui, on dit que ceux qui ont connu la proximité de leur mort sont vraiment plus sereins. Je m’étais dit alors : « bah, c’est cool, c’est comme appuyer sur la touche reset ». Je suis pas sorti de mon corps mais je me suis parlé à moi-même. Oui, je sais, je fais ça tout le temps. D’accord, c’est gentil de me rappeler comme j’étais inquiet ensuite avant l’opération. Tu sais bien que j’aime pas qu’on me trifouille. Sauf toi, toi tu peux tout ce que tu…  oui, tu peux toujours penser que ce sont mes petites pilules contre l’hypertension qui me calment… ah m’abrutissent. Y a pas à dire, tu es vraiment idéale comme crash-test de mon niveau d’insouciance. Encore merci.

A toi qui penses
Que rien ne vaut l’adolescence
Aie la décence
De croire quand en âge ru avances
Plus peut-être immense
Ton insouciance                    Ton  insouciance

à toi que la démence
Du monde frappe en conscience
Ne laisse pas sa violence
Détruire ta tolérance
Et protège ton innocence
par l’insouciance                  Par l’insouciance

l’insouciance                                 Est une science
Même si la démence                Du monde est immense
Je plaide en conscience         Mon innocence
Mon insouciance…

On quitte l’enfance
Pour l’âge de l’insolence
et de la jouissance
Je vois ça avec la clémence
De celui qui a le sens
De l’insouciance                         De l’insouciance
(tu parles je suis le roi des paranos)

Je sais ma tendance
la dégénérescence
aucun suspense
rien qu’un big non-sens
j’attends l’ultime béance
Avec insouciance                         insouciance
(mais le plus tard possible)

l’insouciance                                 Est une science
Même si la démence                Du monde est immense
Je plaide en conscience         Mon innocence
Mon insouciance…

La vie est un sac
et il suffit de trouver la anse
pour partir avec
Cela ne m’empêche d’avoir la conscience
Du monde et de ses différences
Oui l’insouciance n’est pas de l’inconsistance

La vie est un sac
et il suffit de trouver la anse
pour partir avec
Avec

insouciance
Partir avec         insouciance
insouciance
Partir avec         insouciance

 

 

 

 

à jamais (la Mouche)

mouche au plafond
prendre la mouche t’est impossible car elle perçoit le monde 8 fois plus vite que toi

voilà un texte que j’ai écrit aux temps où je comptais des mouches dans un petit laboratoire de bord de Seine.
Je n’ai jamais eu le besoin de le retoucher, voilà pourquoi on y trouve une marque disparue.
Bien fait pour moi. J’ai horreur des chansons farcies à outrance de noms de lieux, marques, artistes.
Tout le contraire avec la musique que je n’ai pas arrêtée de modifier. Voici la dernière version en date,
J’aime son côté « trot tranquille ».

Comme une mouche dans un frigidaire
J’agite mes petites ailes
Et le froid vient déjà sur moi.

Comme un pudding sur une table blanche
Je sens partout que je dérange
Je veux partir, reste collé.

Comme de la fumée dans un labyrinthe
je me disperse à la folie
jamais plus je ne me reverrai

Et le temps s’en va de mon être
Dégouté avide d’à côté
A bientôt me disent-elles
Et j’entends      A JAMAIS.

Comme un militaire sapin de Noël
Qui tomberait de trente étages
Je ne peux plus croire au passé.

Comme un P.D.G. multinational
Qui serait payé juste au SMIC
Je vis ma vie surtout la nuit.

Comme un brin de Marie-Jeanne au chômage
Attendant ses allocations très sage
Je tourne en rond mais dans le bon sens

Et le temps s’en va de mon être
Dégouté avide d’à côté
A bientôt me disent-elles
Et j’entends      A JAMAIS.

Comme une seringue épileptique
Qui fait ses courses à Prisunic
Je ne trouve plus la sortie.

Comme un miroir grossissant et cynique
Dans une chambre abandonnée
J’attends le prochain cataclysme.

Comme un pont suspendu sans ambition
Devenu bègue par émotion
Je fais toujours le même cauchemar.

Et le temps s’en va de mon être
Dégouté avide d’à côté
A bientôt me disent-elles
Et j’entends      A JAMAIS.