Archives par mot-clé : canassongs

l’étalon court entre ronde de lit

entre

attention aux enfants
cette partie du site est réservée aux ânes trempés dans le formol depuis au moins 18 ans

entre le bien et le mal je choisis le rêve
entre les dieux et les hommes je choisis l’amour
entre passé et futur je choisis maintenant
entre l’avoir et l’être je choisis de faire
entre la vie et la mort je choisis ailleurs
entre la Belle et la Bête je choisis Minuit
entre boire ou conduire je choisis la marche
entre fuir ou mourir je choisis d’en rire
entre marteau et enclume je choisis la plume
entre chien et loup je choisis la lune
entre toi et moi je choisis nous deux
entre deux eaux entre deux chaises
et entre tous ceux qui savent
entre le silence entre la souffrance
et entre ceux qui se taisent
entre deux rames de ce train fantôme
où dorment mes phantasmes
entre donc, toi qui n’a rien demandé

 

 

l’Amour de Soi

arbre amoureux
un arbre peut se trouver beau quand il a la chance d’avoir un miroir à sa taille

Debout sur ma capsule
Direction l’infini
Je lance ce cri
A tous les dieux réunis
Si je ne m’aime pas  si je ne m’aime pas wawa
Qui donc m’aimera ?

Tout nu sur ma planète
J’fais l’inventaire des mes membres
Les gros je les embrasse
Et l’viril je l’embrase (waou ça brûle !)
Si je ne les aime pas  si je ne les aime pas wawa
Qui donc les aimera ?

Sur l’Art je me cultive
Y a tant d’belles choses là dedans
Pourtant ce que je préfère
Ce sont les fruits made in moi-même
Si je ne les aime pas  si je ne les aime pas wawa
Qui donc les aimera ?

On m’dit c’est égoïste
De chanter « l’Amour de Soi » (c’est le titre de cette chanson !)
Moi j’crois que s’aimer
Ça doit être contagieux (sortez couvert, les gens !)
Si on ne s’aime pas  si on ne s’aime pas wawa
Qui donc aimera-t-on ?

Heureux d’un rien (la simplicité)

prendre son pied chanter à nu-pied
prendre son pied avec sa bouche (essayer de)

heureux  d’un rien
je suis heureux
heureux d’un rien

heureux de  chanter à  tue-tête                                                    je prends mon pied avec ma bouche
je prends mon pied avec ma bouche
je prends mon pied avec ma bouche
rechercher la simplicité
rechercher la complicité
la complicité d’un sein
la simplicité d’un con
prés de toi                  je suis prêt                 prêt à tout          tout donner
prés de toi                  je suis prêt                 prêt à tout          tout donner    tout donner

cela ne veut pas dire que je ne m’intéresse pas aux autres
non non non
car quand je suis heureux
je n’ai pas envie de démolir mon voisin
sous prétexte qu’il habite à côté de moi
et que sa gueule ressemble trop pas assez à la mienne d’être humain
d’être humain             d’être humain             d’être humain

heureux  d’un rien              je suis heureux  heureux d’un rien
heureux de                             chanter à  tue-tête                                                        je prends mon pied avec ma bouche
je prends mon pied avec ma bouche
je prends mon pied avec ma bouche

le paradis c’est la simplicité    si t’es le pli d’un sein

être heureux c’est pas rien même si c’est tant mieux d’être heureux de trois rien
être heureux c’est s’rapp’ler les bons jours et aussi oublier les mauvais
être heureux seul à deux même à cent c’est possible si tu veux tu veux bien allez viens

prés de toi                  je suis prêt                 prêt à tout          tout donner
prés de toi                  je suis prêt                 prêt à tout          tout donner    tout donner

ce qui nous sépare, c’est ce qui nous lie
et ce qui nous relie, c’est ce qui nous sépare
à chaque porte ce sont cent issues
qui tissent ta toile de vie
alors mets plus de tendresse                dans ton sexe
et plus de sexe                                               dans ta vie
mets plus de vie                                            dans ton cœur
et plus de cœur                                             dans tes yeux
dans tes yeux                                                (dans ton cul)

heureux  d’un rien              je suis heureux  heureux d’un rien
heureux de                             chanter à  tue-tête                                                        je prends mon pied avec ma bouche
je prends ton pied avec ma bouche
je prends mon pied avec ta bouche… oups

version dictaphone avec une bonne énergie

 

 

 

 

 

interdiction de miction
tonneau percé qui à jamais fuit et toute loi n’est que méchant bruit

je suis un homme aussi con que tendre
et tu sais par quel bout me prendre
pour me garder prés de toi
femme, je suis soumis à tes doigts

face à l’immense univers
je dresse mon drôle de travers
un désir que l’on dit inassouvi
tonneau percé qui à jamais fuit

femme, mon plaisir est si simple
face au complexe de ton temple
je l’observe, appuyé à ma verge
peut-être un jour comprendrai-je !

Par quel bout me prendre

 

 

 

abricot fesses
Dans ce monde où le sexe est partout
Sauf chez nous la frustration
amène la manifestation d’une fruste action

chacun sa souffrance
chacun sa violence
chacun ses phantasmes
moi je ne sais pas les tiens quand le matin
tu refuses de bouger et que tu serres très fort
ton coussin avec tes reins

moi je sais que le mien
c’est tout simplement de faire l’amour avec toi
mais tu le ressens trop comme un job pour toi
et pour moi une envie hygiénique
nique hygiénique pas romantique
ni queue ni tête cette histoire ni queue ni cœur

c’est la chronique cruelle
du mec accro à nique tout seul
du mec devant des œuvres hard
images pas sages de passages inouïs
à donner le vertige à ma verge
alors Ji Aime Bi  alors Ji Aime Bi

pourquoi je suis content
Ji Aime Bi souvent
pourquoi je me sens bien
Ji Aime Bi dans l’bain
un petit chagrin Ji Aime Bi le matin
manque d’appétit ? Ji Aime Bi l’midi
plus d’espoir ? Ji Aime Bi le soir
et si je m’ennuie Ji Aime Bi la nuit !

Ji Aime Bi

 

 

 

cul statue
elle avait un cul à t’faire pâlir le tien de jalousie

une chanson de jeunesse
(le LUI en question est l’originel)
qui colle aux doigts
et que j’ai dû chanter
une ou deux fois en public
la photo a été prise sur les bords de Seine
et la Dame a de la Vénus de Prosper Mérimée

l’Onaniaque

 

 

le cheval d’un trait de plume se veut sans tort

 à quoi servent les images

loupe yeux
ne rien louper

y a plus de tabous y a que des silences
le costume brouillé en pleine errance
dans l’apparence
sur le fronton des jours il y a gravé
« prendre parti c’est s’affaiblir
autant vouloir voler le vent »
l’enfant perdu au fond d’un océan d’amour
avec dans ses mains le sable de la vie
a tué le temps hier
et nous et nos maux anonymes
hymnes anodins ânonnant
« aime moi »
à quoi servent les images
si dans nos yeux y a plus de cœur

arrêt image
arrêtez les images avant qu’elles vous enferment

en échange de ta vie on te donne
des bouts d’souffrance cristallisée
couleur gris argent
et tu voyages tout retourné
propriétaire de ta seule douleur
fou d’être sans histoire
tu es pourtant riche en milliards de secondes
mais tu as perdu la clé qui ouvrait
les coffres-forts du Temps
et tu persistes à vivre dans la marge
du Grand livre Blanc d’or et de poussières
l’inconnu qui t’attire
à quoi servent les images
si dans nos yeux y a plus de cœur

terre et soleil
être terre pour soi et soleil pour les autres

tu vois ces gens qui tournent sur eux-mêmes
ils ont le vertige comme principe
le vide pour destin
toi qui veux lancer au loin ton âme
pourquoi cours-tu sur ton dos
parles avec ton sexe
lis les mots qu’écrivent les feuilles des arbres
la danse arrêtée des fougères
dans un contre-jour d’été
si chaque homme était Terre pour soi
et Soleil pour les autres
les gens se mangent eux-mêmes

à quoi servent les images
si dans nos yeux y a plus de cœur

 

 

 

Juste un petit caillou au fond de ma chaussure

se sentir chocolat
se sentir chocolat

d’abord il y a celui qui tue parce qu’il se considère comme ayant le droit de le faire
et puis, il y a le cercle étroit de ceux et celles qui le protègent, le défendent parce qu’ils considèrent qu’il avait le droit de faire ce qu’il a fait
et puis et puis, il y a le cercle très large de tous ceux et toutes celles qui ne connaissent ni le tueur ni les amis du tueur mais qui au fond pas forcément profond d’eux-mêmes et d’elles-mêmes considèrent qu’il n’avait pas tort d’avoir fait ce qu’il a fait
parce que finalement, la victime, elle l’avait bien cherchée !
eh oui ! Le mouton a sauvagement précipité son cou sur le couteau de l’innocent aux mains pleines de sang
tous ces gens sont à la fois gonflants et troués

A ces jeunes filles violées                      par des hommes trop durs
et qui bien sûr vont dire                         qu’elles l’avaient bien cherché
A ces bloggeurs avides                           de la modernité
Ils avaient trop d’idées                            et on les a lynchés
aussi simple qu’enlever                           une pierre sur ton chemin
juste un mauvais cailloux                     au fond de ta chaussure
tous ceux qui ne font rien                      mais qui n’en pensent pas moins
violées ou massacrés                                ils l’avaient bien cherché
celui qui touche au feu                             c’est normal qu’on le brûle
comment oser manquer                          de respect au sacré
Tous ces gens-là ne sont                          que pierre sur ton chemin
juste un mauvais cailloux                      au fond de ta chaussure

les gens les gens    c’est gonflant c’est troué       Et ça fuit tout le temps
les gens les gens     faudrait les raccommoder   si souvent

tu n’es qu’une baudruche                         de phrases convenues
A force de certitudes                                  tu perds ta liberté
tes pensées sans idées                               sont des caricatures
tu ne fais que bêler                                       ils l’avaient bien cherché
tu ne m’empêch’ras pas                              d’aller sur mon chemin
malgré ce p’tit caillou                                 au fond de ma chaussure
je chante pour ceux-là                                qui l’ont si bien cherché
qu’ils se sont fait tués                                  ne pas les oublier !
je chante pour ne pas                                   tourné trop vite la page
garder intact la rage                                     de pas te ressembler
et je chanterai encore                                 le long de mon chemin
malgré ce p’tit caillou                                 au fond de ma chaussure

les gens les gens    c’est gonflant c’est troué       Et ça fuit tout le temps
les gens les gens     faudrait les raccommoder   si souvent

 

 

Data chant                          libérons nous des nombres, tous les jours !

le chiffre ment
la boule maboule du chiffre

Toujours se mesurer                                     au temps qui passe
tu cours tu compt’s combien                         de pas tu fais
tu mang’s en calculant                                  tes calories
tu dors tu rêv’s chacun                                  est minuté
tes évaluations                                              sont quadrillées
taux de satisfaction                                       taux d’intérêt
L’étau se resserr’ quand                                le chiffre ment
Ce qui n’a pas de chiffres                         est le plus important
Les data chient                                              Des hiérarchies
Libérons nous des nombres                 Libérons nous en  tous les jours

C’est le class’ment des cent                          les plus puissants
Plus t’es riche plus tu triches                        avec les chiffres
L’argent est un métal                                    qui rend morfal
Ils n’ont que des histoires                              de bourses qui foirent
Les belles histoires de cœur                         leur font horreur
Ce qui n’a pas de prix                                    ils le méprisent
Tout ce qui ne vaut rien                                 pour eux c’est rien
Ce qui n’a pas de chiffres                         est le plus important
Les data chient                                              Des hiérarchies
Libérons nous des nombres                 Libérons nous en  tous les jours

Dés que tu sais compter                                c’est la compète
à qui pète le plus haut                                   la récompense
dès que tu bouges ton cul                             on te calcule
tous ces chiffres ne sont                                que les barreaux
de la cellule Du Grand                                  Tableau Mondial
de toutes ces Données                                  gagnées sur toi
Regarde dans tes tripes                                s’il y a des chiffres
Ce qui n’a pas de chiffres                         est le plus important
Les data chient                                              Des hiérarchies
Libérons nous des nombres                 Libérons nous en  tous les jours

Hombre ! as-tu déjà vu l’ombre d’un nombre, hombre ? Ben non ?
Tu sais pourquoi les nombres n’ont pas d’ombre, hombre ?
Ben oui, tu le sais , les nombres sont des vampires qui sucent et boivent notre sens des réalités,
notre bon sens, ils le transforment en mauvais sang qui fait les bons chiffres d’audience  mais
Ce qui n’a pas de chiffres        est le plus important

 

 

Parfois Honte d’être Humain

honte humain robot demain
j’aimerai être toujours le même un gros robot de cent kilos

« pourquoi on le fait ?
– ben, parce qu’on peut le faire et puis si c’est pas nous…
– … ça sera les autres, je sais mais pourquoi on le fait ?
– ça va nous aider
– et jeter des millions de gens à la rue
– c’est pas sûr, il faut que les gens cherchent aussi
– cherchent quoi ?
– ce qui les distinguent des robots
– l’humour ?
– ouais, je vois pas de suite un robot faire du stand-up
– alors c’est ça, l’avenir, des millions d’humains qui font du stand-up devant des salles remplis de robots
– ben quoi, c’est pas mieux que de bosser dans un centre d’appels ? »

j’ai parfois honte d’être humain
les déguis’ments n’y changent rien
deux pieds deux mains un sexe ça me travaille
une bouch’ un nez et des oreilles
trou de derrière trou de devant
pipi caca ça n’est pas rigolo

j’ai faim j’ai froid j’ai chaud j’ai soif
j’entends le cri de mes cellules
tout’s elles se plaignent tout’s elles réclament
de l’eau de l’air du sodium potassium
des vitamines et des glucides
des protéines et des lipides

J’ai parfois honte papa j’ai parfois honte
j’ai parfois honte cousin d’être humain

mes os se cassent mes dents se brisent
mon sang s’écoule de la blessure
mes cheveux tombent mes yeux se creusent
ma peau durcit mon ventre est mou
je deviens sale et gris et vieux c’est moche
je perds la vue et la mémoire

j’ai mal j’ai peur je pleure je crie
c’est la douleur qui perce le cœur
change les humains en p’tits pantins
aux mains des assassins et de leurs chiens
la mort l’honneur il faut choisir
la vie au lieu de vérité yeah men

J’ai parfois honte papa j’ai parfois honte
j’ai parfois honte cousin d’être humain

j’aimerai être toujours le même
un gros robot de 100 kilos
tout en plastique à couleurs vives
avec dans la cervelle un logiciel
je deviendrai le roi du monde
je dirai aux humains « t’es rien! »

j’ai le regard cristaux liquides
et j’ai la voix samplerisé
j’ai dans mon cœur aluminium
des électrons qui tourbillonnent
et je n’ai pas besoin de croire en Dieu
car c’est vous qui croirez en moi

J’ai parfois honte papa j’ai parfois honte
j’ai parfois honte cousin d’être humain

jeune
du temps où je me prenais pour Pégase

j’aimerai être toujours le même
face au temps qui soufre face au vent qui souffle
mais je ne suis qu’un pauvre humain
alors je vous dis à demain
si le temps le veut bien

 

ci-dessous une version un zeste boxson

 

 

J’suis pas un fanitique athée

sens interdit
le fat coi au non de Dieu est du scepticisme septique

tu as le droit de croire ce que tu veux mais j’ai le droit de dire
qu’il y a des gens
qui ne me donnent pas le droit de dire
que j’ai le droit de dire
que je ne crois pas à ce à quoi ils croient…

Je suis à tes pieds    wawa              Je suis atter ré     wawa
Je suis à tes trousses    wawa       Mais j’suis pas un fanatique  athée !
J’ suis pas un athée   fanatique    Mais j’ai du mal   j’ai du mal
à croire tous ceux qui croient      j’ai du mal
à croire dans leur croyance          j’ai du mal
à croire dans leur                                sin         cé           ri             té

tu peux bien croire au                     Père Noel
moi je crois bien à la                         Mère Michèle
on a le droit de croire                      ce que l’on veut
pourquoi m’obliger à croire         ce que tu crois
déjà déjà que j’ai du mal                 à croire  en moi
alors quoi je vais croire en tes   fariboles
jette ton âme du haut de tes       fadaises
pourquoi  croire à tes                      sermons à sornettes
faire crédit à tes                                 calembredaines
prêter l’oreille à  tes                         vaines balivernes
ah  tes mensonges sont mes       cauchemars

déjà déjà que j’ai du mal                 à croire  en toi
en notre amour

faut être plongé dedans                 tout petit
pour croire t à ces remèdes         de bonne fable
toi t’ y crois car tes parents          t’ont dit d’y croire
t’as rencontré une fille un gars   qui y croit
et que l’amour, ça donne des ailes, ça crée des cages aussi
de sacrés cages                                   des cages sacrés
alors des cages dégage !                des cages mentales,   dégage !

pourquoi tu crois                            à  ce que tu crois ?
je connais la réponse                    je crois
ça fait du bien de croire              en quelqu’ chose
qui nous attend                                là-haut
ça fait du bien de croire               en quelqu’ chose
qui pense                                              à nous
ça fait du bien de croire               à de l’amour
parce qu’entre nous                       c’est pas   tout à fait ça
dans le métro dans la rue            on sent pas vraiment l’amour

mais tant qu’à croire                        en quelque chose
autant croire en toi qui croit en moi qui croit en nous
croire en nous pour croître ensemble  tu y crois, toi ?
notre amour est un arbre aux branches innombrables
et sur chacune nous sommes ensemble        enlacés

Je suis à tes pieds    wawa              Je suis atter ré     wawa
Je suis à tes trousses    wawa       Mais j’suis pas un fanatique  athée !